>>> Maladie Dépendances / Maladie de PARKINSON

Définition / Causes
La maladie de Parkinson correspond au déficit en dopamine (un des médiateurs de l'influx nerveux) au niveau des jonctions entre les cellules nerveuses (synapses), il s'ensuit des troubles de la commande motrice pour l'essentiel mais aussi des aspects psychologiques particuliers du fait de ce déficit.

Signes en faveur de ce diagnostic :

  • Le tremblement est très classique, observé sur le sujet au repos et qui s'arrête à l'initiation d'un mouvement.
  • La lenteur des mouvements et le caractère figé de la mimique.
  • La rigidité des membres et les difficultés à la marche.
  • Les troubles de l'écriture.

Les traitements :  

" Les traitements disponibles retardent l’évolution de la maladie de Parkinson, soulagent les symptômes, mais ne permettent pas la guérison. Les médicaments utilisés visent à remplacer la dopamine manquante dans certains neurones du cerveau " - Source Ameli.fr

Aller plus loin ...

MALADIE DE PARKINSON - Source solidarites-sante.gouv.fr

DOSSIER Inserm 

France Parkinson- franceparkinson.fr
Diagnostic

Il est essentiellement clinique (observation du patient) et prend souvent quelques semaines à quelques mois pour confirmer l’installation de troubles discrets au début puis de plus en plus nets. On va rechercher quelques signes assez typiques concernant le système nerveux en observant le type de tremblement, l’écriture, la marche et l’évolution sous traitement.

Examens fréquemment réalisés dans cette pathologie

Ils ne sont pas nombreux et vont seulement vérifier l’intégrité anatomique du cerveau par un scanner ou une IRM au début de la pathologie.

Principes du traitement

L’idée est de redonner au système de transmission des données la dopamine qui lui manque. Tout d’abord par ce que l’on appelle : Les agonistes (action positive) dopaminergiques qui vont stimuler les voies de fabrication de la dopamine . Une autre voie consiste à amener de la lévodopa qui se transforme en dopamine, d’une part dans le sang et les muscles et d’autre part dans le système nerveux et le liquide céphalorachidien. On adjoint donc à la lévodopa un produit qui bloque la décarboxylation périphérique (le benserazide) pour que l’essentiel de la forme active (la dopamine) soit libéré au niveau des centres cérébraux. En effet, le bensérazide ne traverse pas les méninges et reste en périphérie où il exerce son action inhibitrice. Les anticholinergiques ensuite, peuvent avoir un effet sur le tremblement et la raideur mais peu sur la pauvreté du mouvement. Tous ces traitements ne sont pas dénués d’effets secondaires et doivent être surveillés par le médecin traitant qui, pour cela, s’appuiera sur les faits apportés par le patient. Cette collaboration est très importante pour ne donner que le strict nécessaire au meilleur équilibre possible. Il faut bien sur rajouter à la prise en charge tout le versant ergothérapique et kinésithérapique puisqu’il est essentiel de garder le plus possible aux muscles et articulations leur souplesse d’origine malgré les troubles de commande dont ils souffrent. Enfin, il faut citer les progrès spectaculaires de la neurochirurgie stéréotaxique qui, par l’implantation d’électrodes intracérébrales, stimule le centre qui normalement bloque le tremblement et n’en est plus capable faute de dopamine ; cette technique remarquable d’efficacité dans certains cas reste d’application encore difficile par son prix de revient.

 GUIDE d’aide à l’orientation des malades et des familles
La maladie de Parkinson - 20 conseils pratiques  - Source ARS Ile de France

 Panorama des principales publications de la HAS sur la maladie de Parkinson - Source HAS

 Carte médicale Parkinson - Source FRANCE PARKINSON