Maladie de PARKINSON

Définition / Causes
La maladie de Parkinson correspond au déficit en dopamine (un des médiateurs de l'influx nerveux) au niveau des jonctions entre les cellules nerveuses (synapses), il s'ensuit des troubles de la commande motrice pour l'essentiel mais aussi des aspects psychologiques particuliers du fait de ce déficit. Le plus souvent, il n'existe pas de cause retrouvée, sauf peut-être les traumatismes crâniens répétés chez les boxeurs. La zone anatomique du cerveau qui devient déficitaire en dopamine se nomme le "locus niger".

Signes en faveur de ce diagnostic:

  • Le tremblement est très classique, observé sur le sujet au repos et qui s'arrête à l'initiation d'un mouvement.
  • La lenteur des mouvements et le caractère figé de la mimique.
  • La rigidité des membres et les difficultés à la marche.
  • Les troubles de l'écriture.

Aller plus loin

 

 

 

 

Diagnostic

Il est essentiellement clinique (observation du patient) et prend souvent quelques semaines à quelques mois pour confirmer l’installation de troubles discrets au début puis de plus en plus nets. On va rechercher quelques signes assez typiques concernant le système nerveux en observant le type de tremblement, l’écriture, la marche et l’évolution sous traitement.

Examens fréquemment réalisés dans cette pathologie

Ils ne sont pas nombreux et vont seulement vérifier l’intégrité anatomique du cerveau par un scanner ou une IRM au début de la pathologie.

Principes du traitement

L’idée est de redonner au système de transmission des données la dopamine qui lui manque. Tout d’abord par ce que l’on appelle : Les agonistes (action positive) dopaminergiques qui vont stimuler les voies de fabrication de la dopamine . Une autre voie consiste à amener de la lévodopa qui se transforme en dopamine, d’une part dans le sang et les muscles et d’autre part dans le système nerveux et le liquide céphalorachidien. On adjoint donc à la lévodopa un produit qui bloque la décarboxylation périphérique (le benserazide) pour que l’essentiel de la forme active (la dopamine) soit libéré au niveau des centres cérébraux. En effet, le bensérazide ne traverse pas les méninges et reste en périphérie où il exerce son action inhibitrice. Les anticholinergiques ensuite, peuvent avoir un effet sur le tremblement et la raideur mais peu sur la pauvreté du mouvement. Tous ces traitements ne sont pas dénués d’effets secondaires et doivent être surveillés par le médecin traitant qui, pour cela, s’appuiera sur les faits apportés par le patient. Cette collaboration est très importante pour ne donner que le strict nécessaire au meilleur équilibre possible. Il faut bien sur rajouter à la prise en charge tout le versant ergothérapique et kinésithérapique puisqu’il est essentiel de garder le plus possible aux muscles et articulations leur souplesse d’origine malgré les troubles de commande dont ils souffrent. Enfin, il faut citer les progrès spectaculaires de la neurochirurgie stéréotaxique qui, par l’implantation d’électrodes intracérébrales, stimule le centre qui normalement bloque le tremblement et n’en est plus capable faute de dopamine ; cette technique remarquable d’efficacité dans certains cas reste d’application encore difficile par son prix de revient.

France Parkinson
37 bis rue de la Fontaine – 75016 Paris
Tél : 01.45.20.22.20

 

parkinsonGuide HAS  : La prise en charge de votre maladie de Parkinson

 

 

 

EFFETS INDÉSIRABLES DES MÉDICAMENTS DOPAMINERGIQUES IMPORTANTS À CONNAÎTRE

 

 

 

Carte médicale Parkinson Les médicaments antiparkinsoniens nécessitent d’être pris à des heures régulières pour limiter le risque de blocage. Afin de faciliter le dialogue avec les professionnels de santé, la carte médicale Parkinson permet de justifier des médicaments prescrits et des horaires de prise. Elle est gratuite et peut être obtenue auprès d’un comité France Parkinson ou être téléchargée.